La playlist de Kirawea

Ou les quelques morceaux qu’on peut appeler mes coups de cœur du moment.

La banane
Extrait de Philippe Katerine, le dernier album de Katerine. Il y a en gros deux façons de percevoir cet album : soit il s’agit d’une complète escroquerie de la part d’un pseudo-artiste dont l’album précédent à galvanisé la notoriété, et qui du coup pense pouvoir se faire des pépètes avec le moins d’efforts possibles ; soit il s’agit d’une œuvre très personnelle déjantée et par conséquent assez peu accessible, mais d’une grande sincérité. En grand naïf, je suis de la deuxième école. De même pour cette chanson : soit il s’agit d’une critique de la société moderne et des contraintes qu’elle impose aux individus ; soit il s’agit d’un bon délire. L’un ou l’autre, je m’en fous, cette chanson m’amuse. Elle est sur Deezer bien sûr.

Bohemian like you
Extrait de Thirteen tales from urban Bohemia, le (paraît-il) meilleur album de The Dandy Warhols. J’ai pas trop de culture à étaler sur celui-là, juste que j’ai découvert l’album cette année et que je n’ai que du bien à en dire, dans un style rock folk bien coulant. Ecoutez-le, et si vous aimez pas c’est tant pis pour vous.

 

 

 

Born to lose
Extrait de l’album The world is yours de Motörhead, et accessoirement de la compilation n°33 du magazine Rock & Folk où je l’ai entendu. Un groupe culte que je découvre comme souvent avec beaucoup de retard, et un bon gros métal qui tache, pas vraiment sophistiqué mais tellement efficace ! Comme dirait Bouzard, Lemmy (Kilmister, le leader du groupe) ne s’est toujours pas mis à la bossa nova ! Et ça envoie du gros

 

 

Broken boy soldier
Extrait de l’album éponyme de The Raconteurs. C’est le groupe de Jack White qui assure , je veux dire à part The White Stripes et The Dead Weather. Du rock pur et dur qui donne envie de fracasser des guitares, comme on aimerait en voir plus souvent. Un disque à écouter en vinyle si possible.

 

 

 


Byakkoya no musume
Extrait de la bande originale du film d’animation Paprika, de Satoshi Kon (le film ; la musique est d’un certain Susumu Hirasawa). Quand les Japonais font de la musique, c’est toujours un peu surprenant pour nous. Ici, on a un mélange de chant vaguement traditionnel ponctué de chœurs et arrosé de musique au synthétiseur et d’un instrument à cordes que mon oreille ne sait pas identifier, mais d’où émane malgré tout une certaine naïveté qui m’a séduite. Je ne peux que vous recommander d’aller voir le clip qui en est fait avec des images d’Hayao Miyazaki, et qui sert d’introduction au site coucoucircus.org. Sinon, la b.o. est .

 

 


Difficult
Extrait de Sex, dreams and denim jeans d’Uffie. Comment dire … J’ai juste flashé sur l’électro-pop récréative de cette jolie blonde. C’est inventif et c’est bien foutu, parfois il m’en faut pas plus. Donc, un clip et l’album.

 

 

 


DNA
Extrait du tout dernier album de The Kills, intitulé Blood pressures. Quelque chose de sensuel quoique râpeux, c’est ce que m’évoque ce morceau slow rock porté par la voix troublante d’Alison Mosshart.

 

 

 

 

La fille du Père Noël
Extrait de The Hyènes, l’album de … The Hyènes ! Pour la chanson au moins, on est en terrain connu puisqu’il s’agit de la célèbre chanson de Jacques Dutronc qui fut déjà (excellemment) reprise par Arno et Beverly Joe Scott en bootleg avec le Jean Genie de David Bowie, sous le titre Jean Balazaarrr. Pour le groupe, c’est peut-être moins évident alors je vais vous apprendre qu’il s’agit d’un petit groupe punk-rock plein de talent et de verve où l’on retrouve entre autres le bassiste et le batteur de Noir Désir, rien que ça. Bien sûr, ils ont un MySpace, mais pour entendre la chanson qui nous intéresse il faut avoir l’album.

 

Glass
Extrait de Two suns, le second album de Bat For Lashes. Et Bat For Lashes, c’est Natasha Khan, une jolie brunette qui dès son premier album fut adoubée par rien moins que Björk et Radiohead, pour vous situer le contexte. Là, on a un truc un peu tribal, à la fois intimiste et démonstratif, qui mérite votre attention et vos deux oreilles.

 

 

 


Kung-fu fighting
De Carl Douglas, extrait de la bande originale du film Crazy kung-fu. C’est mon petit plaisir coupable, un morceau tout funky qui parle de comment les chinois sont trop balèzes avec leur kung-fu. Ça me fait penser à un noir en pantalon pattes d’eph’ qui fait du karaté comme dans le film de Bruce Lee Opération Dragon. Make sure you have expert timing !

 

 

 

 

 

Lula
Extrait de l’album J’accuse de Saez. Oui, Damien Saez, celui à qui on reproche de plagier Noir Désir avec ses guitares électriques et de plomber l’ambiance avec sa déprime (post-)adolescente indigeste depuis Jeune et con. Pour tout vous dire, cet album-là a même un amer parfum de « c’était mieux avant ». N’empêche, il en sort quand même quelques morceaux bien troussés sur la forme, et d’un caractère bien marqué sur le fond. Moi en tout cas je lui pardonne ses défauts, notamment avec ce morceau cru et enragé (et désespéré, comme de juste), que vous pouvez écouter ici.

 

 

La marque de la chaîne
Extrait de l’album Les contes du chaos de Zone Libre vs Casey & B. James. Attention, c’est du rap, fuyez-le comme la peste ! Non, en fait c’est du rap et du rock. Pour être plus précis, c’est l’alliance improbable de deux rappeurs reconnus dans leur domaine et d’une formation rock (Zone Libre, donc) composée d’une batterie et deux guitares (dont Serge-Teyssot-Gay de feu Noir Désir). Et pour être vraiment pointilleux, sur ce morceau c’est même du rap chanté sur de la musique blues-rock, ce qui finalement me paraît naturel pour une chanson qui revient sur l’esclavage de nos terres d’outre-mer. Ouaich, mon frère, baisse ta vitre et monte le son, je kiffe à donf’ !

J’aime les pompes et la sape, le rock et le rap, et claquer des ronds
Le piment, le ti’nain, l’arachide, le bissap
J’suis déclaré inapte à l’intégration

Moonchild
Extrait de l’album Ghost train tragedy de Coming Soon, un petit groupe d’Annecy qu’il est vraiment très bien, pour l’avoir vu sur scène. Il paraît que leur style musical s’appelle antifolk. Vous pouvez vous faire votre propre idée en allant sur leur page MySpace, et écouter l’album sur Deezer. La chanson a aussi un clip sur YouTube.

You grew so many butterflies at the bottom of my stomach
The flapping of their wings, it stained my heart
And I never could control the wind that I blew back

 

The suburbs
Extrait de l’album éponyme d’Arcade Fire. Autant ce groupe est capable d’envolées lyriques en chorale très surprenantes, pour ne pas dire désarmantes, autant ce morceau relève d’une pop tout à fait attrayante. L’album en lui-même montre toute la créativité dont sont capables ces québécois, en restant très accessible pour une fois. Donc banco.

 

 

 

Shoot first
Extrait du diabolique album Burning your house down de The Jim Jones Revue. Un décapant mélange de blues, de rock et de punk qui fait griller les sonotones et écailler la peinture des maisons de retraite. Un album super efficace. Un clip bruyant. Point barre.